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 Garrett Hedlund
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Bienvenue sur Hedlund France, ton premier site en français dédié à l'acteur Garrett Hedlund que vous avez sûrement déjà vu dans des films comme "Troie" aux cotés de Brad Pitt et Orlando Bloom, ou dans "Four Brothers" avec Mark Wahlberg mais aussi dans "Tron", "Country Strong", "On The Road" avec Kristen Stewart ou encore "Inside Llewyn Davis" des frères Coen, film qui a reçu le Grand Prix du jury au festival de Cannes 2013. Il a également été récemment à l'affiche de nombreux films dont "Unbroken" d'Angelina Jolie, "Billy Lynn's Long Halftime Walk" d'Ang Lee ou encore de la série d'HBO "Mosaic". Il sera prochainement à l'affiche des films "Dreamland" et "Triple Frontier" Sur le site, tu trouveras des news, des photos, des vidéos, des traductions et plus encore sur Garrett et ses films. Bonne visite !
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GARRETT HEDLUND

Un processus sincère de découverte
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I

Le merle tourbillonnait dans les vents d’automne —
C’était une petite partie de la pantomime.

– Wallace Stevens, de « Treize manières de regarder un merle »

II

Il est agréable d’avoir Garrett Hedlund à vos côtés découvrant qu’une réservation pour un brunch est nécessaire alors qu’en réalité aucune réservation n’a été faite. Ils vous placeront de toute façon. Vous pouvez faire des brunch partout.

III

Peut-être qu’il est surtout connu comme ayant été à l’affiche de la suite de « Tron », Garrett Hedlund, 29 ans, est cette incarnation étrange et idéalisée de la tradition Hollywoodienne, le sang frais du personnage principal d’un ancien conte, ce garon rêveur provenant d’une ferme du Midwest, des étoiles plein les yeux et des rêves plein la tête, aux aspirations de devenir un acteur du grand écran.

A l’âge de 14 ans, il quitta la ferme et l’élevage de bétail isolés de son père de Wannaska, Minnesota, et commença à se diriger vers l’ouest. Dans un premier temps, ce fut dans la chambre meublée de sa mère qu’il se rendit, à Phoenix, Arizona, où, pendant les quelques années qui suivirent, il passa son temps à appeler agents et managers, nullement intimidé, n’hésitant pas à prendre encore et encore le vol de 90 minutes jusqu’à Burbank pour la moindre audition obtenue.

C’est alors qu’il nagea jusqu’au quai – conduisit à Los Angeles. En l’espace de deux semaines, ce fut le script de « Troie » qui lui tomba entre les mains. Tous ses efforts avaient apparemment payé. Plutôt que de couler ou de nager, Hedlund semble avancer librement et sans effort sur un bateau de luxe avec des porte-canettes de bière isothermes incorporés.

IV

Garrett Hedlund se rappelle du premier film qui l’a fait pleurer.

C’est probablement en 2001 que l’évènement a lieu. Le film, « Sam je suis Sam ».

« Quand vous avez Eddie Vedder chantant une chanson des Beatles, et Sean Penn qui met cœur et âme à son jeu d’acteur, enfin, ce que je veux dire c’est que, ouais, je crois que c’était ce film là. »

C’est l’adolescent de 16 ans qui voit le film au moins quatre autres fois.

V

L’acteur Garrett Hedlund doit faire des efforts méticuleux afin d’éloigner les regards de son physique avantageux et de sa contenance, son allure, afin que tous se tournent, que ce soit l’industrie ou le public, vers sa capacité à interpréter des personnages notables, que ce soit autant pour leur rôle physique que pour leur personnalité complexe. Il endosse ainsi le rôle d’un joueur de football américain dans le lycée d’une petite ville dans « Friday Night Lights », la compassion de Garrett avec son père (Tim McGraw) qui le bat à répétition après avoir perdu les championnats prend aux tripes et vaut de l’or ; sous la peau d’un poète de la Beat Generation [note du traducteur : la Beat Generation est un mouvement littéraire et artistique né aux Etats-Unis dans les années 1950] et songeur Neil Cassady dans « Sur la route », ses divagations prétentieuses et ses danses je-m’en-fichiste ont l’air d’une véritable articulation d’un malaise spirituel ; et en tant que chanteur et parolier montant dans l’industrie musicale avec « Country Strong », Garrett est… Bon, d’accord, dans « Country Strong », Garrett est juste un pur beau gosse.

VI

Garrett Hedlund fume des Malboro Lights. Il les nomme les « Marbs ».

Il boit du thé, de l’Earl Grey.

VII

Garrett Hedlund faillit pleurer, à plusieurs reprises, la première fois qu’il vit « Lullaby », dans lequel il joue le rôle d’un fils devant faire face à son père souffrant (Richard Jenkins) qui a décidé lui-même de mettre fin à son soutien médical. « Même en ayant lu le script et en m’étant préparé à le voir [le film], je me suis retrouvé à retenir mes larmes à plusieurs reprises.

Hedlund ne devrait pas être sermonné pour avoir pleuré devant son propre jeu d’acteur. Le film présente une confrontation sommaire aux réalités de la mort et de mourir, et avec, la possibilité omniprésente de la mort d’êtres chers avant la résolution d’erreurs ou de regrets passés.

Afin de se préparer pour ce drame intense, Hedlund, Jenkins, sa collègue Anne Archer, et le cinématographe Florian Ballhaus répétèrent pendant plusieurs jours sur une scène de la NYU, la New York University (Université de New York), reproduisant la chambre d’hôpital dans laquelle la majorité du film a lieu, et travaillant leur rôle à travers chaque scène.

Tourné en 23 jours dans un hôpital des Vétérans à Roosevelt Island, « l’expérience s’est terminée par refléter, reproduire l’histoire », dit Hedlund. « Nous n’avons pas quitté la chambre d’hôpital de la journée, et ce chaque jour. Vous avez beaucoup de véritables patients qui passent à côté de vous et vous ne pouvez pas vous empêcher d’être affecté, d’être touché par tout cela et d’avoir l’impression que vous tournez quelque chose dans lequel les gens peuvent se reconnaître et compatir. »

Le résultat est un film à la fois claustrophobique et libérateur. Ce que quelqu’un pourrait familièrement qualifier de roller coaster émotionnel. Un vrai mélodrame. Ou ce que Garrett préfère appeler, avec éloquence, « un processus sincère de découverte ».

VIII

« De temps à autre nous nous rappelons que la vie est courte, et que nous devons apprécier le temps passé auprès de nos amis et de la famille, et d’être ouvert afin de vivre de beaux et passionnants moments, et d’arrêter de se préoccuper de ce qui nous tire vers le bas. »

– Garrett Hedlund

IX

Récemment, le père de Garrett est venu lui rendre visite à Los Angeles.

« C’est dur de lui faire quitter sa ferme, de voler (en avion). Il est plus âgé maintenant, mais il l’a quand même fait. Il s’est fait aider par des assistants et des aides à l’aéroport – pas des personnes avec des Blackberrys mais des personnes avec un fauteuil roulant. »

Son père n’avait encore jamais visité la grande ville depuis que Garrett y avait aménagé.

« Ce n’est pas si glamour que l’image qu’on lui donne. Mais c’est sympa pour quelqu’un de la campagne de venir voir une belle ville où il fait en moyenne 90°F (32°C) toute l’année et où vous pouvez voir l’océan et un mode de vie plus rapide. Mais vraiment, il est juste fier de moi. »

La réunion de famille a lieu alors que Garrett se prépare à partir pour Londres pour un tournage de six mois pour « Pan », le célèbre conte de fées qui est de nouveau réssucité, cette fois-ci avec Garrett qui endosse le rôle du tristement célèbre capitaine éternellement en conflit avec le garçon volant qui refuse de grandir.

X

Brad Pitt : « il m’a aidé à comprendre beaucoup de détails techniques qui sont nécessaires à la réalisation d’un film, à quel point cela peut être difficile de tourner une scène, combien d’angles différents et de prises, et comment approcher une scène qui nécessite de montrer les différentes facettes d’une même émotion à chaque prise. »

Brian Cox : « il m’a donné les vieux films de Peter O’Toole et a dit, ‘Regarde [les]. [Ils] t’inspireront vraiment. »

Peter O’Toole : « il a jeté son bras autour de mes épaules et m’a dit, [imite la voix de Peter O’Toole], ‘Est ce que tu veux savoir comment a été tourné ce film, mon garçon ?’  »

Mark Wahlberg : « il était hilarant à voir, la façon dont il a improvisé tout le long du film. »

Viggo Mortensen : «  il m’a donné un livre de ses photographies et de sa poésie pendant « Sur la route ». C’est formidable de voir des personnes qui ne perdent jamais leur côté créatif, de rencontrer cet artiste qui n’a jamais cessé de voir le monde d’un œil différent. »

XI

Garrett Hedlund faillit pleurer en lisant « La Route », roman de Cormac McCarthy, gagnant du Prix Pulitzer, à propos d’un père et de son fils survivant dans un monde post-apocalyptique.

« Ça m’a pris aux putains de tripes, » dit-il.

Hedlund était seul, assis avec un bras cassé sur une plage quelque part au Mexique quand il commença à se plonger dans une scène clé : le père désespéré et son fils tombent sur un abris caché d’une maison abandonnée, rempli de fruits et de légumes en conserve, des biens et des aliments que le jeune garçon n’avait jamais pu voir ni goûter.

« C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que les larmes me montaient aux yeux. J’étais vraiment avec eux. »

XII

A deux reprises, Garrett prêta ses traits à un poète de la Beat Generation. Une première fois, dans « Sur la route », et de nouveau pour « Insde Llewyn Davis ». Sûrement inspiré par la mentalité de cette génération littéraire, il en est venu à apprécier les rôles qui recquièrent un peu de se détacher de rôles types et plus classiques.

Pour « Unbroken », l’histoire vraie d’un coureur olympique et prisonnier de guerre de la Seconde Guerre Mondiale Louis Zamperini (scénario écrit par les frères Cohen), il passa plus de deux mois en Australie, conduisant de la Gold Coast jusqu’à Brisbane puis à Sydney.

Pour « Mojave », écrit et réalisé par William Monaham (« Les infiltrés »), l’acteur passa trois mois à camper dans le désert. Hedlund endosse le portait d’un artiste aux proies avec un dilemme puissant et existentiel. Pendant un exil qu’il s’est lui-même imposé, il se confronte à son double assassin, joué par « Llewin », son collègue acteur Oscar Isaac.

XIII

Adolescent, Hedlund développe un goût pour « La ménagerie de verre », un film basé sur la pièce de Tennesse Williams, sur un fils désemparé (John Malkovich) dont la relation tendue avec sa mère très autoritaire et sa sœur estropiée le force à prendre la clé des champs.

« A l’époque je vivais avec ma mère et ma sœur, alors voir John Malkovich interpréter cela, le voir dans la cage d’escaliers fumer une cigarette – l’air dégonflé et voulant aller au cinéma pour échapper à la réalité un moment – j’ai aimé cela. »

Des années plus tard, Hedlund travaillera avec Malkovich sur le tournage de « Eragon ». Filmé en Slovaquie, l’acteur se cache alors dans un Best Western dans les montagnes des Tatras, à passer le temps à apprendre à jouer du violon, leçons données par Jeremy Irons lui-même.

XIV

Garrett Hedlund croit en l’existence d’une vie privée. Il n’a jamais eu de compte Twitter ou Facebook, ou encore un compte Myspace d’ailleurs. Cependant, il dispose bien d’un compte Instagram, restant secret à ce jour. Lors de sa dernière connexion, il n’avait que trois abonnés.

« L’industrie du cinéma peut être très restreinte des fois, » dit-il. « Je pense que la seule façon de garder le moindre petit moment d’intimité est simplement de ne pas y participer. »

Ce que l’on sait sur Hedlund est tout ce qu’il laisse paraître une fois les caméras allumées, avec son engagement et sa volonté à rester dans l’anonymat, sa persistance à se défier lui-même afin de s’emparer de ce qu’il trouve et de le garder face au monde. Afin de trouver la vérité qu’il avait au départ laissée chez lui, à chercher.

XV

« Ce qui m’a tout d’abord poussé à devenir un acteur est la première fois où je me suis retrouvé à pleurer au cinéma. »

Mesdames et messieurs, Garrett Hedlund.

Article original
Traduction par Marie-Juliette Michel pour HedlundFrance.net.